"Eleven AM", Edward Hopper, 1926
Et voilà ! Fort, non ?
La fenêtre est très récurrente dans les univers de Hopper. Tapez "Edward Hopper" dans Google Images, vous allez voir ! Difficile d'en choisir une seule : j'ai choisi celle-là, intuitivement, je la sens particulièrement proche de l'extrait à illustrer. Cette solitude, ce sentiment de vide, cet ennui qui confine à la détresse - il est implacable, ce tableau, et magnifique. Pourtant, la peinture réaliste, c'est pas mon truc, mais Hopper, voilà, c'est mon exception chérie.
Un petit extrait de Wikipedia : "Edward Hopper combine les lignes fines et larges, baignées d'une lumière crue et sans concession, dans laquelle les figures humaines, isolées, semblent être prises au piège. Les sujets sont empruntés à la vie quotidienne des Américains : stations service, motels, voies ferrées, rues désertes. Dans Nighthawks (1942, Art Institute of Chicago), son œuvre la plus connue, des clients esseulés sont assis au comptoir d'un diner dont les néons contrastent brutalement avec les ténèbres environnantes."