"Les ambassadeurs", Hans Holbein le jeune, 1533, Londres, National Gallery Ce tableau est un des chefs-d'œuvre du peintre et de la peinture en général. Triplement important, par ses résonances historiques, par sa richesse symbolique et par son excellence...
L'origine du christianisme... Ce dessin ébauche une idée qui s'est imposée à moi quand j'ai cherché à illustrer le second extrait (post précédent). Plus qu'une idée, c'est même une évidence, une évidence telle que ce n'est même plus un blasphème. La croix...
Si je le désirais je te pourrais créer une civilisation fervente, pleine de joie dans les équipes et de rires clairs des ouvriers qui reviennent de leur travail, et d'un goût puissant de la vie, et d'attente chaude des miracles du lendemain et du poème...
C'est pourquoi cette épouse dispersée dans le soir [...] je la rassemble. Je dispose autour d'elle, comme autant de frontières, le réchaud, la bouilloire, et le plateau de cuivre d'or. [...] Paix des granges pleines, des brebis qui dorment, des linges...
Hum : un petit souci technique m'oblige à reposter ce dessin... Le texte se trouve là : http://www.blogg.org/blog-51671-billet-456027.html Quant aux diverses tergiversations concernant ce dessin : http://www.blogg.org/blog-51671-billet-456028.html http://www.blogg.org/blog-51671-billet-456044.html...
Esperluette A Sylvie bien sûr à Sylvie à Sylvie I Il est midi à l'ombre des arbres à feuilles caduques couché sur un banc rouillé de vices je regarde flotter les cheveux longs du printemps des courants d'air viennent s'étendre dans la molle herbe molle...
L'idée me tentait depuis longtemps, pour cet extrait d'Esperluette, ce sera chose faite : une séquence. Mais étant tombé en panne de papier et de pastel noir dimanche dernier, il me faudra d'abord achever les deux dessins précédents. Partie I, Extrait...
Et ceux de ce campement fabriquaient des poteries qui étaient belles, [...] ils s'échangeaient en Dieu en s'échangeant contre un objet devenu source de sacrifice et image de Dieu, où les rides et les soupirs et les paupières alourdies et les mains tremblantes...
Je me souviens de ce qu'il advint d'eux quand mon père parqua les trois mille réfugiés berbères dans un camp au nord de la ville. [...] Ils eurent soif de la soif, et tendant leurs poings dans la direction de mon père : "Scélérat ! Tu nous as privés de...
L'esperluette est le logogramme &. Elle résulte de la ligature du e et du t. À l'origine, cette graphie ligaturée était utilisée par les copistes médiévaux. En l'occurrence, on trouve l'esperluette fréquemment employée pour les termes "et", mais aussi...
Rien rien ne se passe entre le onze et le douze de la pendule pas même le murmure du remember rien sinon l'éternité de l'ennui rien sinon des-kilomètres-de-secondes-à-rechercher-la-mort-exacte rien sinon l'absence de moi-même mais dans le néant tragique...
V Je regarde dans la rue où les filles sont désirables avec leur postérieur en oméga minuscule et leurs rires imbéciles une insolente gravitation de mâles en éructation perpétuelle font autour d'elles une ronde qu'ils leur dédicacent. Dans ma chambre...
VI Contre ma fenêtre le nez collé aux reflets atmosphériques j'observe la nuit s'assouvir succinctement le matin arrive en effet or - stupéfaction - il est vierge encore ! Au coin de l'immeuble à l'entrée du parc l'orée d'un bosquet agite des lumières...
VII Le papier tombe à ses pieds elle se penche et le ramasse. S Y L V I E l'amour est un mot de six lettres que j'écris sur tous les toits à l'heure où palpitent les premières aubades je me déguise en violoniste vert et m'en vais à cheval sur les courants...
Je marche à quatre pattes dans les rues hélicoïdales des becs de gaz décoiffés par l'alcool se tordent atrocement pour vomir leur lumière éthylique dans le caniveau des foules par milliards tournent autour de moi à la vitesse d'une paire de gifles mais...
Loin des stupeurs enlacées je me dirige non par hasard vers une épicerie de nuit que les néons tyrannisent de blancs aveugueulants où les bouteilles d'alcool fort étalées pareilles à des putes à cent balles la gueule de bois me déglinguent la cervelle...
Au tout départ, cet extrait m'avait fait penser à Robert Combas. N'ayant même pas envisagé une seule seconde que celui-ci m'autorise à reproduire ses oeuvres sur ce blog, voici le lien vers son site perso : http://www.combas.com . Dommage, ça bugge......
Je marche. Je marche à contre-jour. Je marche à contre-jour sur fond monochrome la rumeur de la foule interprète un prélude de Chopin mais le trottoir en fait exprès d'être gris à chaque pas je regrette l'instant qui s'échoue aussi je cherche au hasard...
III Dring dring bonsoir des décibels tridimensionnels violent bestialement la lumière noire sur les poitrines éblouissantes des bijoux soubresautent bleutés des filles aux cheveux de kaléidoscope donnent des baisers obscènes à leurs cigarettes bienvenue...
Et PAF le serveur pose mon demi sur la table circulaire 15% service compris je ris de voir ces bulles d'or qui pétillent dans l'indifférence générale par curiosité je colle mon oeil contre le verre et je regarde passer les passants piétiner les piétons.Etrange...
II Le trottoir défile uniforme rectiligne uniforme une femme en chair et en os me tourne le dos et je me coince les doigts dans le tic-tac de ses jambes transparentes au creux de ses cuisses invisibles je devine les nâcres rares et les rares épices. Je...
Bientôt troublé j'ai enfin l'idée de m'évader je fais alors grincer du mieux que je peux les gonds immenses de la porte et m'échappe de l'église l'air tiède de la petite place m'attend depuis plus d'une demi-heure il me prend par la main et nous allons...
Voici Saint-Antoine dans le galop d'un accès de toux levant une croix souffreteuse aux cieux tourbillonageux il déchire sa voix en mille morceaux mais rien n'y fait par dessus le décolleté de la nuit tombée tout à coup le globe charnel de la lune s'esquisse....
Voici que j'exhume un vieux texte : Esperluette - écrit à mes vertes années. Et voici que je projette d'illustrer cette prose juvénile. Ce blog(g), c'est le journal de bord de mon projet d'illustrations. J'en profite pour archiver également quelques gribouillages...
Je sors du parc le ciel semble une menthe à l'eau je déambule dans les rues muettes au coin de la place Saint-Philippe une chapelle attifée de bijoux énormes et de dentelles flasques fait le tapin des catholiques pratiquants elle exhibe un portail moussu...